dimanche 24 mars 2013

Le lit magique de Procuste

©Rudowski/ESIAJ 2012

















Voici comment ce lit magique fonctionnait. Il était équipé à un bout d’un treuil et d’une corde. À l’autre bout, d’un couperet tranchant comme un rasoir. Si vous étiez trop court pour le lit, Procuste vous étirait. Si vous étiez trop long, il coupait ce qui dépassait. De toute façon, c’était un lit dans lequel on ne se réveillait jamais.

— Extrait de « Le lit magique de Procuste », Légende grecque —


lundi 11 mars 2013

La main

©Rudowski/ESIAJ 2012
















Sur un carré de velours rouge, un objet noir se détachait. Je m’approchai : c’était une main, une main d’homme. Non pas une main de squelette, blanche et propre, mais une main noire desséchée, avec les ongles jaunes, les muscles à nu et des traces de sang ancien, de sang pareil à une crasse, sur les os coupés net, comme d’un coup de hache, vers le milieu de l’avant-bras.

— Extrait de « La main », Guy de Maupassant, 1885 —



lundi 4 mars 2013

Les trois petits Cochons

©Rudowski/ESIAJ 2012
















Le loup fut si en colère qu’il voulut descendre par la cheminée pour manger le petit cochon. Mais celui-ci se hâta de mettre une grande marmite d’eau sur le feu, et juste comme le loup descendait… il ôta le couvercle, et le loup tomba dans l’eau bouillante ! Le petit cochon remit bien vite le couvercle, et quand le loup fut cuit, il le mangea pour son souper.

— Extrait de « Les trois petits Cochons », Légende française —


vendredi 22 février 2013

Sur l'eau

©Rudowski/ESIAJ 2012
















L'homme qui la montait unit ses efforts aux nôtres; alors, peu à peu, l’ancre céda. Elle montait, mais doucement, doucement, et chargée d’un poids considérable. Enfin nous aperçûmes une masse noire, et nous la tirâmes à mon bord : c’était le cadavre d’une vieille femme qui avait une grosse pierre au cou.

— Extrait de « Sur l’eau », Guy de Maupassant, 1891 —


vendredi 15 février 2013

Neige-Rose et Rose-Rouge

©Rudowski/ESIAJ 2012
















Soudain, l'ours sortit du fourré sans crier gare et se jeta sur lui. Le nain qui tentait vainement de se débattre ne tarda pas à implorer l’ours de lui laisser la vie sauve. Mais l’ours n’écoutait rien de tout cela. Il fit taire le nain en le tuant d’un grand coup de patte et rappela les enfants qui s’enfuyaient.

— Extrait de « Neige-Rose et Rose-Rouge », Jacob et Wilhelm Grimm, 1837 —


lundi 11 février 2013

En Glok d'amour

©Rudowski 2013













"Sans à peine un bruit sourd
Ils passent de vie à trépas
À la vue de Zofia
Les Gloks se meurent d'amour"


mercredi 16 janvier 2013

Cœur empoisonné

©Rudowski 2013













Petite participation à un concours organisé par Le petit monde tentaculesque d'Emilie.

Si vous aimez, cliquez sur mon dessin de participation (dans l'album "Ze concours tentaculesque" tout en bas) pour m'apporter un vote!

Insanitement vôtre!

Alicia